REVISER L\'HISTOIRE-GEOGRAPHIE ET L\'ECJS.

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Les causes de la première guerre mondiale.

Le premier conflit mondial a des causes multiples, et si l'attentat de Sarajevo, en juillet 1914, en fut l'élément déclencheur, des raisons plus profondes sont à l'origine de la déflagration qui enflamma le continent européen puis le monde.

 

I.La rivalité entre les puissances occidentales.

 

La Conférence de Berlin, en 1884-1885, réunit les puissances européennes pour décider du partage de l'Afrique. Néanmoins, les rivalités coloniales entre grandes puissances conduisirent à des crises comme celle de Fachoda, entre franco-anglais, en 1898, et aux deux crises marocaines, entre le France et l'Allemagne, en 1905 et 1911. 

 

 

II. Le système des alliances, Entente contre Triplice.

 

 

 

1°) De la Duplice à la Triplice.

 

Pour contrer la menace russe et française, le chancelier allemand Bismarck,

va sceller (=contracter) une alliance avec l'Autriche-Hongrie, empire central au coeur du continent européen, en 1879, alliance appelée Duplice.

En 1882, l'Italie, irritée de la colonisation de la Tunisie par la France, pactisa avec l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie pour fonder la Triplice.

 

2°) De l'alliance avec la Russie à l'Entente cordiale avec l'Angleterre.

La France, vaincue en 1870 par la Prusse,  face aux manoeuvres diplomatiques allemandes, va nouer des liens avec le tsar, pour aboutir à l'alliance franco-russe en 1892. Cette alliance sera militaire, mais aussi financière, puisque l'argent français s'investira dans l'économie russe. Cette alliance sera scellée par la construction du magnifique pont Alexandre III, tsar de toutes les Russies,  à Paris, en 1896, qui enjambe la Seine,


et qui fut inauguré lors de l'Exposition universelle, en 1900.

En 1904, français et anglais se rapprochèrent et signèrent l'Entente cordiale, puis, les anglais se rapprochèrent des russes, en 1907, formant la Triple Entente.

Deux blocs se font alors face en Europe, prêts à en découdre !

 


(Source:http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fe/Map_Europe_alliances_1914-fr.svg/800px-Map_Europe_alliances_1914-fr.svg.png)

 

III.La passion nationaliste.

 Le nationalisme né sur l'autel de la Révolution française n'a fait que se renforcer, au 19eme siècle, et s'intensifiait en ce début de 20eme siècle. Des jeunes états-nations comme l'Allemagne (crée en 1870) ou l'Italie (1861) voulaient s'affirmer, alors qu'au centre de l'Europe, l'empire austro-hongrois était soumis aux forces centrifuges des nationalités (comme le montre la carte ci-dessus).

Dans les Balkans, des tensions étaient vives entre la Serbie et l'Autriche-Hongrie, depuis que cette dernière avait annexé la Bosnie-Herzégovine, en 1908, humiliant les slaves et fâchant la Russie. Les ressorts du futur attentat de Sarajevo, en juillet 1914, étaient déjà inscrits dans cet antagonisme.

La défaite humiliante de la France contre la Prusse, en 1870, si elle avait accouché de la République, resta une blessure dans l'orgueil national, et durant plus de 40 ans, la République eut les yeux fixés sur la ligne bleue des Vosges, dans l'espoir, un jour, de reprendre l'Alsace et la Lorraine annexées par les allemands en 1871.

De même, en 1912 et 1913, dans les Balkans, deux guerres opposèrent l'Empire Ottoman et les régions européennes qu'il dominait, illustrant les tensions nationales dans cette région du monde.

Les peuples étaient tellement chauffés à blanc, dans leur passion nationaliste, que le socialiste Jean Jaurès, prônant le pacifisme,

 


 

 

fut assassiné par Raoul Villain, la veille du début des hostilités, le 31 juillet 1914.

 

 

 

IV. La course aux armements et la militarisation des sociétés.

 

 

 

Jusqu'en 1914, tous les états européens avaient augmenté leur budget militaire, et la course aux armements était une réalité. En France, le service militaire obligatoire passa de 2 à 3 ans, en 1913, preuve que les tensions s'exacerbaient.

 

En Allemagne, en Autriche-Hongrie et en Russie, les chefs d'état-major de l'armée avaiennt un poids important. Le chef de l'armée autrichienne, Franz Conrad von Hötzendorf détestait les serbes et voulait en découdre, soutenu par le chef de l'armée allemande, von Moltke, qui, contre le chancelier Bethmann-Holwegg, soutint l'ultimatum autrichien et  poussa à refuser toute conciliation. Les militaires des empires centraux poussèrent donc à la guerre souvent contre l'avis des dirigeants civils.

 

V. L'attentat de Sarajevo, l'élément déclencheur.

 

Le 28 juin 1914, l'héritier au trône impérial, François-Ferdinand d'Autrichevisitait la capitale de Bosnie-Herzégovine, Sarajevo, récemment annexée par les austro-hongrois. Un jeune nationaliste bosniaque, Gavrilo Princip,


attaqua le cortège officiel et tua l'archiduc et sa femme. L'empire austro-hongrois, instrumentalisa l'attentat pour accuser la Serbie d'avoir armé la main du jeune terroriste et envoya aux serbes, le 23 juillet, un ultimatum que ces derniers ne pouvaient que refuser. La Russie de Nicolas II, alliée de la Serbie, commença à mobiliser ses troupes, rejetant l'ultimatum allemand d'arrêter sa mobilisation générale. Le 1er août 1914, l'Allemagne déclara la guerre à la Russie, provoquant, par le jeu des alliances, la conflagration générale. 

 

Un QUIZZ pour vérifier vos connaissances.

 

 

 



26/06/2013
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